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  • Photo du rédacteurCarolineSulzer

Vendredi treize

Aujourd’hui, mon deuil a l’âge de raison

Sept ans de vide et d’incompréhension,

Sept ans de questions qui, restées sans réponse,

Résonnent en mon cœur comme autant de semonces.


On m’a dit, « sois patient », le temps apaise les maux,

Mais le temps n’a rien fait, je courbe autant le dos,

Inconsolable, sous le poids du chagrin.

Mille fois, j’ai revécu la scène, en vain.


Mille fois, je me suis demandé, tremblant,

Si les choses auraient pu en aller autrement,

Si, happé par la foule, je n’avais pas lâché

Ta main, serais-tu encore à mes côtés ?


J’ai vu les films, le procès, les images,

J’ai assisté, détruit, à chacun des hommages.

Et toujours, dans ma tête, cette petite voix

Qui me hante : Pourquoi toi plutôt que moi ?

















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